24 % des entreprises ne savent pas si elles sont concernées par le volet social de la directive européenne Corporate Sustainability Reporting Directive (CSRD), applicable depuis le 1er janvier 2024. Laquelle est encore perçue comme « une contrainte réglementaire complexe, technique et inadaptée à la réalité de leurs activités ». Tels sont quelques-uns des résultats de l’enquête menée par le cabinet Deloitte, en partenariat avec l’Orse et l’ANDRH, et dévoilée le 4 mars.
Pour autant, la prise de conscience est là : 65 % des entreprises identifient la compréhension de la norme sociale comme leur « priorité à court terme ». Et 49 % d’entre elles ont d’ores et déjà pris des dispositions pour anticiper l’entrée en vigueur de la CSRD au regard de la norme sociale « Effectifs de l’entreprise ».
Pour les auteurs de l’étude, « la fonction RH doit impérativement se saisir davantage du volet social des nouvelles normes CSRD, dont les premières publications sont attendues dès 2025 ». Au risque sinon que le sujet soit « préempté par la fonction RSE ».
La CSRD, qui concerne les grandes entreprises et les PME cotées en bourse, fixe des normes et obligations que les entreprises doivent insérer chaque année dans un reporting extra-financier. Concrètement, elle leur impose de suivre et de publier, en plus de leur bilan financier, un bilan ESG (environnemental, social et de gouvernance).