Beaucoup s’interrogent, voire s’inquiètent des conditions de retour sur le lieu de travail des millions d’actifs qui depuis un an et demi pratiquaient le télétravail, pour certains à temps plein. Rappelons que nous avons déjà traversé cette période à la sortie de l’été dernier.
Selon une étude de la chaire workplace management de l’Essec, réalisée entre le 21 et le 30 avril dernier, le flex-office n’a guère la cote chez les salariés. Seuls 9 % se prononcent en faveur des espaces de travail non attribués. Dans le détail, 63 % préfèrent un bureau fermé, qu’il soit individuel ou partagé. 16 % aimeraient opter pour l’open space et 9 % le télétravail exclusif à domicile.
Créée à l’initiative du groupe communiste, républicain, citoyen et écologiste (CRCE) et composée de 23 membres, une mission d’information sur « l’ubérisation de la société » et l’impact des plateformes sur les métiers et l’emploi va voir le jour au Sénat, selon un communiqué du Sénat daté du 24 juin. Pascal Savoldelli (CRCE, Val-de-Marne) a été désigné rapporteur et Martine Berthet (Les Républicains, Savoie), présidente.
Quelle place accordée au télétravail, comment insuffler de nouveaux modes de management ? Repenser l’équilibre vie professionnelle/vie personnelle ? Chez Novartis (3 000 salariés en France, 110 000 dans le monde), la crise sanitaire a déclenché un basculement décisif sur les façons de travailler et de collaborer. Le groupe pharmaceutique suisse a décidé d’accélérer la transformation culturelle, imaginée voilà trois ans, par Vas Narasimhan, le directeur général de Novartis, et déclinée dans l’Hexagone par Frédéric Collet, président de Novartis France.
Les commentaires se sont multipliés après l’éviction d’Emmanuel Faber de la Direction de Danone. Certains ont voulu y voir une démonstration de l’incompatibilité de l’intérêt de l’actionnaire et d’une approche responsable sur les enjeux RH et sociétaux. Selon eux, la nécessité pour l’entreprise de maximiser son profit ne doit pas s’encombrer d’autres considérations, sociales ou sociétales.
Oasys Mobilisation a présenté, le 9 juin, sa 8e édition de l’Observatoire sur l’évolution du management des entreprises et des organisations en France, réalisée par Kantar auprès de 1 501 salariés d’entreprises et d’organisations publiques en France (dont 751 managers et 750 collaborateurs). Parmi les grandes tendances, 74 % des salariés se disent « très engagés dans le projet de leur entreprise ». C’est le niveau d’engagement le plus élevé depuis la création de l’Observatoire en 2020.