Le 13 avril dernier, le cabinet Empreinte humaine, spécialisé sur les risques psychosociaux et la qualité de vie au travail, a organisé une discussion sur le retour au bureau avec Marc Grosser, DRH chez Danone puis chez Auchan. L’occasion de souligner quelques points de vigilance pour les DRH.
Fustigeant les politiques RSE à l’œuvre depuis 25 ans « plus ou moins appliquées par les entreprises » et « non dépourvues d’arrière-pensées publicitaires », Sylvain Breuzard, dirigeant fondateur de Norsys et président du conseil d’administration de Greenpeace France, bouscule les pratiques actuelles, en proposant, dans un ouvrage paru en mars (1), un nouveau modèle d’entreprise. Son idée ?
Selon un sondage d’HelloWork, un groupe qui possède plusieurs plateformes d’offres d’emploi comme Regionsjob, une personne sur deux a intensifié ses recherches d’emploi depuis la crise sanitaire. Parmi les raisons ? Un nouveau projet professionnel (53 %), l’envie de déménager dans une nouvelle région (36 %), des critiques de l’entreprise actuelle vis-à-vis de la gestion de la crise sanitaire (36 %). 43 % des 1 000 personnes interrogées ont une opinion détériorée de leur entreprise et 35 % de leur manager.
C’est un faisceau d’indices plutôt inquiétants. Alors que la situation sanitaire s’aggrave dangereusement et qu’un nouveau reconfinement touche désormais 16 départements, la pandémie pourrait bien miner l’énergie des DRH qui se sont dépensés sans compter depuis un an.
En juin 2020, le PDG Emmanuel Faber fait entrer la raison d’être (1) dans les statuts de Danone. Neuf mois plus tard, le cours boursier de l’entreprise a baissé de 25 %. Croissance responsable ou rentabilité maximale ? Les actionnaires de Danone ont fait leur choix, en limitant les fonctions d’Emmanuel Faber aux seules fonctions de Président. Un message clair : les actionnaires remettent le cap sur une exigence de performance financière.
Selon un sondage publié, hier, par Cadremploi, et réalisé, entre le 8 et 12 février, auprès de quelque 1000 managers, 42 % d’entre eux peinent à garder des équipes motivées, 41 % à maintenir la cohésion d‘équipe et 43 % à trouver le juste équilibre entre les craintes des collaborateurs et les impératifs de l’entreprise. Par ailleurs, ils estiment que les sentiments de fatigue et de frustration s’amplifient.