Les robots collaboratifs sortent des cages de sécurité pour travailler aux côtés des opérateurs. Assemblage, contrôle qualité, logistique interne : la cobotique gagne les PME industrielles, portée par des coûts d’entrée en forte baisse.

La maintenance, nouveau goulot d’étranglement

Chaque cellule robotisée installée crée un besoin durable : techniciens de maintenance robotique, roboticiens d’application, intégrateurs. Ces profils sont déjà rares, et les centres de formation n’alimentent pas le rythme des installations.

Repenser les parcours internes

Les industriels qui réussissent forment leurs propres opérateurs vers la conduite et la maintenance de cellules — et recrutent à l’extérieur les compétences d’intégration. Ce mix formation interne / recrutement ciblé est celui que nous accompagnons chez nos partenaires industriels.

Discutons de vos projets d’automatisation.

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Souveraineté, coûts logistiques, exigences RSE : la relocalisation n’est plus un slogan. Agroalimentaire, santé, électronique — les projets d’implantation se multiplient, et le Sud de la France en capte une part significative grâce à son foncier industriel et ses infrastructures portuaires.

Supply chain et ingénierie en première ligne

Chaque projet de relocalisation déclenche une vague de recrutements : responsables supply chain, ingénieurs méthodes et industrialisation, acheteurs industriels, responsables QHSE. Sur ces fonctions, les délais de recrutement conditionnent directement les plannings d’ouverture de site.

L’enjeu territorial

Attirer un cadre confirmé vers un bassin industriel exige un argumentaire qui dépasse le poste : logement, emploi du conjoint, qualité de vie. C’est un savoir-faire à part entière, au cœur de nos missions en PACA et en Auvergne-Rhône-Alpes.

Un projet d’implantation ? Anticipons ensemble vos recrutements.

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Les postes de RSSI, d’architectes sécurité et d’analystes SOC restent vacants en moyenne six mois en France. La croissance des menaces, la pression réglementaire (NIS2, DORA) et la montée en maturité des ETI creusent un écart durable entre l’offre et la demande de compétences.

Un marché de candidats

Sur ce segment, ce sont les candidats qui choisissent. Rémunération, périmètre réel d’autorité, moyens alloués, exposition au COMEX : chaque détail de votre proposition compte. Les processus de recrutement longs ou opaques sont éliminatoires.

Comment sécuriser ces recrutements

Cartographie précise du marché, approche directe confidentielle et argumentaire construit sur le projet sécurité de l’entreprise : c’est la méthode que nous déployons en chasse de têtes sur les fonctions cyber, en PACA comme au national.

Échangeons sur votre besoin.

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Face au désengagement silencieux et à la volatilité des profils qualifiés, les DRH innovent : feedback continu plutôt qu’entretien annuel, plans de développement individualisés, management par les forces.

Ce qui retient vraiment

Les études convergent : progression visible, autonomie réelle et qualité du management direct pèsent plus que les avantages périphériques. Le salaire fait venir ; le manager fait rester.

La fidélisation commence au recrutement

Un recrutement précis — attentes réelles clarifiées, culture d’équipe présentée sans fard, intégration suivie — réduit drastiquement les départs en première année. C’est pourquoi nous suivons chaque placement jusqu’au-delà de la période d’essai, et pourquoi nos partenaires constatent des taux de rétention supérieurs.

Améliorons ensemble votre rétention dès l’embauche.

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A la une (brève)

Si le salarié conteste l’application des critères d’ordre des licenciements économiques retenus par l’employeur, c’est sur ce dernier que pèse la charge de prouver qu’il s’est appuyé sur des éléments objectifs, précis et vérifiables pour identifier les personnes licenciées. Dans ces deux affaires, la cour d’appel avait rejeté la demande des salariés au motif qu’ils ne fournissaient aucun élément de preuve à l’appui de leur contestation des critères d’ordre retenus par l’employeur : la décision est censurée car les juges ont inversé la charge de la preuve.

► La Cour de cassation confirme ici une jurisprudence classique et ancienne (arrêt du 24 février 1993 ; arrêt du 14 janvier 1997).

Rappelons que l’appréciation de ces éléments de preuve relève du pouvoir souverain du juge du fond (arrêt du 23 mars 2016). Si l’employeur ne parvient pas à apporter les justifications exigées, le licenciement économique n’est pas privé de cause réelle et sérieuse (arrêt du 5 décembre 2006), mais le juge peut accorder au salarié qui prouve avoir subi un préjudice des dommages-intérêts dont il évalue souverainement le montant (arrêt du 26 février 2020).

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Florence Mehrez
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A la une

Issue d’un accord national interprofessionnel, la rupture conventionnelle a été créée par la loi du 25 juin 2008 portant modernisation du marché du travail comme un nouveau mode amiable de rupture du contrat de travail, indépendant du licenciement et de la démission. La rupture conventionnelle est désormais dans le viseur du gouvernement qui recherche des économies pour son budget 2026.

Une indemnisation plus longue et plus élevée que les autres ruptures

Selon le document de travail envoyé par le gouvernement aux partenaires sociaux, la durée moyenne de l’indemnisation chômage des salariés ayant signé une rupture conventionnelle est de 468 jours au lieu de 346 pour l’ensemble des autres motifs de rupture du contrat de travail.

Autre reproche, le montant moyen des allocations journalières pour les demandeurs d’emploi ayant signé une rupture conventionnelle s’élève à 52,3 euros contre 40,9 pour les autres.

Le gouvernement cite enfin la Direction statistique du ministère du travail (Dares) : « Dans 75 % des cas, la rupture conventionnelle se substitue à une démission ». Un chiffre cependant très ancien puisque ce document remonte à juin 2018 et qui portait sur l’évolution des ruptures de contrat de travail depuis 25 ans…

Ce thème figurera dans la lettre de cadrage demandant aux partenaires sociaux de négocier sur le sujet. En attendant, l’Unédic, organisme paritaire de gestion de l’assurance chômage, a évalué les effets de différentes pistes envisagées dans un document daté du 30 juin 2025.

Plafonnement des allocations et déplafonnement du différé d’indemnisation

L’Unédic relève tout d’abord que les ruptures conventionnelles ont augmenté de 17 % en cinq ans, pour atteindre le nombre de 515 000 en 2024. Elles occasionnent une dépense d’allocation de 9,4 milliards d’euros, soit 26 % des dépenses totales. Toujours en 2024, elles ont conduit à l’ouverture de droits pour 385 000 personnes. En moyenne, elles sont âgées de 25 à 44 ans et souvent diplômées de l’enseignement supérieur.

Pour autant, dans l’objectif de faire des économies, plafonner les indemnités « poserait plusieurs difficultés » selon l’Unédic : cela pourrait interagir avec le plafonnement des allocations en cas d’activité non salariée perçues par des personnes qui créent une entreprise après leur rupture conventionnelle. Cette modification a été actée dans l’accord de novembre 2024 signé par les partenaires sociaux, avec pour objectif de limiter les effets d’aubaine.

Par ailleurs, les allocataires ayant perçu une indemnité supra-légale liée à leur rupture conventionnelle subissent un différé d’indemnisation. Cela signifie qu’ils ne perçoivent leur allocation chômage qu’après une sorte de délai de carence. Ce différé est calculé en appliquant un diviseur de 109,6 à ces indemnités supérieures à ce que prévoit la loi. Aujourd’hui, ce différé est plafonné à 150 jours et concerne 35 % des ouvertures de droit après une rupture conventionnelle, soit 13 000 personnes.

Le problème des « effets de comportement »

Selon l’Unédic, « des effets de comportement pourraient influer sur les économies réelles des mesures ». Tout d’abord, certains allocataires pourraient renoncer à signer leur rupture conventionnelle. D’autres pourraient négocier avec l’employeur un licenciement plutôt qu’un rupture. De fait, indique l’Unédic,  » ce premier effet comportement mènerait à une hausse des économies puisque l’allocataire ne serait plus du tout indemnisé, lorsque le second mènerait à une baisse des économies puisque l’allocataire ne serait plus concerné par la mesure ».

Un relèvement du plafond du différé aurait selon l’Unédic un effet financier très fort dès la 2e année, entre 30 et 200 millions d’euros. Cet effet bénéfique sur les finances se réduit ensuite, pour un effet annuel en régime de croisière de 15 à 60 millions d’euros.

Cependant, ces chiffrages ont été réalisés sans tenir compte des effets de comportement précités. L’Unédic poursuit :  » Or, on peut s’attendre à ce qu’une partie des allocataires, notamment dans le cas d’un nouveau plafond très élevé, ne signent plus de rupture conventionnelle ou ne soient plus indemnisés du tout après leur ouverture de droit. Ainsi, les effets de la mesure pourraient se révéler en réalité plus élevés en termes de moindres dépenses d’indemnisation »

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Marie-Aude Grimont
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Elles font partie du « pack » du budget Bayrou : les ruptures conventionnelles sont accusées de coûter trop cher à l’assurance chômage. Le gouvernement entend donc restreindre leur indemnisation. Une étude de l’Unédic en chiffre les conséquences et pointe « les effets de comportement » des allocataires.
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